Partager l'article ! Le Hero de sa propre légende...: Devenir le Hero de sa ma propre légende... C'est bien l'un des sous-titres accrocheurs du Jeu du Tao, ainsi ...


Quête : " Je veux partager ma vie avec une compagne, faire l'amour avec elle, et constituer un foyer..." (La partie commence, Que cherches-tu?)
Devenir le Hero de sa ma propre légende...
C'est bien l'un des sous-titres accrocheurs du Jeu du Tao, ainsi que l'un des principes fondateurs du Jeu. Je retrouve ainsi dans le Jeu un champs lexical proche de celui du médiéval-fantastique (que je connais bien de par mes loisirs) : Hero, Legende, Quête, Epreuves, Oracles, Obstacles, Mondes, Armes, Peurs...
Le principe m'est alléchant. Et j'y vois aussi clairement une réalité. Car dans nos petites vies, nous sommes effectivement tous des Heros. La vie est dure (même si elle n'est peut-être pas aussi dure pour chacun d'entre-nous...). Et il faut du courage pour la vivre. Bien sûre, nous n'avons pas vraiment d'autres choix que de la vivre. Mais à bien y réfléchir, le Hero qui va affronter le dragon qui attaque le royaume, lui non-plus n'a pas vraiment le choix. Il fait partie des hommes d'armes, sa fonction est de protéger le royaume, contrairement par exemple aux agriculteurs qui sont là pour le nourrir (etc). Donc, face à une attaque, c'est de son devoir d'aller affronter le danger. Même si dans l'absolus il n'en a pas envie, car il a peur. Il y va. Ce n'est pas comme si, le Hero choisissait d'aller affronter le dragon pour le plaisir, pour le sport. Non, le Hero est un Hero car il fait face à un devoir difficile, jusqu'à pourquoi pas "mourir en Hero". De même, dans nos vies, il faut par exemple aller au travail même si nous n'en avons pas envie, car c'est affronter une mauvaise ambiance, un chef ou un collègue très con, un travail pénible... Oui mais voilà, il y a le crédit sur la maison, les études des enfants, le chaumage à l'affux des faux pats. Certains, apparemment, sont heureux en travail, et malheureux en couple... D'autres ont un enfant qui "marche bien", et un autre qui "fait tout de travers"... D'autres ont un accident plus ou moins de leur faute, plus ou moins grave (il y a 15 jours environs, une cousine a eut un grave accident, à 2 doigt de perdre définitivement ses jambes, mais apparemment, elle va lentement retrouver sa mobilité...), et il faut s'en relever, se battre, re-régler sa vie avec ces changements... Non, vraiment, la vie est dure, et il faut bien du courage pour la vivre.
Mais malgrès cette belle démonstration, je me vois difficilement être le Hero de ma propre Legende. "Hero", c'est trop prestigieux pour moi, trop d'honneur, trop de réussite aussi peut-être... Et puis, un Hero se doit d'avoir une princesse à protéger, à sauver; et une princesse pour être encouragé à partir en quête puis pour être félicité, soigné et reposé au retour des épreuves (le fameux repos du guerrier...). Et puis, un Hero se doit d'avoir un peuple à protéger, une raison de se battre et une foule pour lui renvoyer l'image de son mérite. Alors que dans nos vies, nous sommes parfois bien seul. Enfin, moi en tout cas, je suis bien seul : sans princesse ni peuple ; par contre, j'ai clairement des épreuves à affronter et un risque majeur (ratter ma vie, vivre dans la solitude, décevoir ma famille).
J'ai dernièrement pris le temps de visionner une partie d'une grande épopée Médiéval-fantastique : Lodoss (un grand classique en Manga Médiéval-Fantastique)(il y a 3 séries consécutives d'une 20° d'épisopes chacunes, et un film pour chaqu'une des 3 périodes, en gros). Cela m'a permis entre autre de me replonger dans cette notion de quête, de légende, de Hero, de compagnons de route... Il y avait entre autre l'idée que le hero allait à la rencontre de sa destinée. Et il y avait aussi l'idée de la légende, notamment véhiculée par le ménestrel. La légende, la transmission orale, le souvenir. Et le souvenir est sélectif. Certains dépressifs se souviennent très bien de tous les échecs, toutes les souffrances, et oublient les bons moments ; mais dans le cas générale, le souvenir, la mémoire, sélectionne les bons moments, les réussites... au détrimant d'un rendu exhaustif et fidèle. C'est bien ça la légende, et même si actuellement j'ai oublié mes bons moments, moi aussi j'ai une légende, ma légende. Et puis aussi, il se pourrait que ma légende soit devant moi : comme certains heros du Manga qui allait à la recherche de leur destiné. ( De toute façon, d'un simple point de vu mathématique, avec l'espèrance de vie qu'on nous annonce, c'est sûre que ma destiné et ma légende sont plus devant moi que derrière moi.) De plus, la logique est bien que la légende soit racconté après que le Hero ai franchi l'épreuve. Et après tout, comme veut le démontrer le Jeu, j'ai aussi des armes (je ne suis pas encore rentré dans le monde de l'eau). Alors, suis-je, serais-je un hero?
J'ai un stage à réaliser en entreprise, autour d'un thème de stage précis. Après avoir fait une semaine "découverte" avant les vacances de Noël, j'ai encore 12 semaines pour réellement réaliser les missions du stage. Il reprend mi-février. J'ai été sélectionné, car j'ai fait des études (il y a qlq temps...) dans le domaine des missions. Bien sûre, le stage s'éffectuant dans le cadre d'une formation, je vais y réaliser des choses que je n'ai jamais faites... mais mon tuteur s'attend à ce que j'ai déjà des connaissances techniques, de par ses anciennes études et qlq expériences professionnelles. Mais moi, j'ai le sentiment d'avoir beaucoup "perdu" mes connaissances (beaucoup d'inactivité, chaumage, RMI...). J'ai peur, comme souvent. Je me reproche de ne pas avoir entretenu mes connaissances en lisant des trucs dans mon domaine professionnel...
Je fais cette formation alors que j'ai décidé (décidé un peu plus fermement qu'avant) de (re)prendre ma vie en main, de me (re)construire. Ma mère consulte de temps à autre une Cartomancienne. Jusqu'ici, je n'approuvais pas vraiment la démarche et je ne fesais pas très attention aux "prédictions" des cartes, ou alors pour mieux endormir mes peurs, mais pas spécialement mieux les affronter (car bien-sûre, ma mère intérroge aussi pour ses enfants bien aimés). Et puis voilà que la cartomancienne annonce que je vais m'épanouir dans la formation, réussir mon stage, m'y faire embaucher, et rencontrer une femme dans mon travail. Et je vous jure que pendant environ 10j, j'ai tissé le projet de réussir mon stage avec certitude, et y séduire une femme précise (que j'ai déjà repérée), avec certitude. Avec certitude, et comme une force dans la poitrine, une force qui se léve, comme un homme à terre. J'ai eut l'inspiration... Je vais "rénover" mes connaissances techniques avant et pendant le stage, réussir (haut la main) le stage, me faire embaucher dans l'entreprise (en CDI) et pouvoir m'investir à fond dans mes loisirs (Jeu de Rôle, Jeu du Tao, Aéromodélisme), puis fonder une famille sur Auxerre. Et puis, j'en reparle un brin avec ma mère, et elle me précise, que la dite embauche peut seulement être un CDD, le temps de finir le travail; et que si je vais rencontrer une femme au travail, ce n'est pas forcément durant cet emploi précisément. Immédiatement, j'ai revu à la baisse mes ambitions et ma force pour les attendre. Déjà, si la formation se passe bien, ce n'est pas l'épanouissement totale non plus. Et de toute façon, mes ambitions, ma force, mes "résolutions" étaient déjà fissurées par le fait que jamais, à mon souvenir, je n'ai maintenu le cape avec courage sur des objectifs aussi lointains et hors de mon pouvoir (hors de porté?) que l'emploi ou la réussite en amour. Il faut tout d'abord que l'entreprise du stage est a embaucher ou que la femme repérée soit libre et en recherche ; déjà ça, je n'ai aucune prise dessus... Et puis franchement, moi y croire, moi persister, moi réussir? Il y a bien longtemps, en terminale notamment, je pouvais pourtant longuement m'atteller à la tache, dans l'espoir des résultats. Et puis en plus, mes ambitions de "rénovation" de mes connaissances, de réussite (etc...) étaient en partie batties sur de mauvaises fondations, je crois. En effet, je me suis dit, je vais battir ma légende. Je vais travailler, plus que mes 35h. réviser le B.A.BA et les questions précises aux missions de stage, et être compétent. Etre ou parraitre compétent ? Car dans l'idée de battir ma légende, il y avait en filigramme, l'idée de ne pas dire à ceux de l'entreprise que je suis obligé de compenser chez moi pour paraître compétent. Et la tromperie ne porte pas de bon fruits, non? Enfin, en même temps, ce ne serait pas si grave. Sauf que moi, je n'ai jamais réussi à mentir, dissimuler (ou pas trop), et puis ca ne m'a toujours apporter de mauvaises choses. Et en fait, c'est surtout de paraître compétent, et donc confiant qui pause problème. Je n'ai jamais sut parraitre confiant; je n'ai toujours alors fait que créer un malhaise, une méfiance, et donc des catastrophes. Pourtant, je suis parfaitement conscient que c'est un cercle vertueux : avoir confiance, donner confiance, et les choses se passent bien, même là où elles auraient 100 possibilités d'échouer. Le problème, c'est bien que je n'ai pas, pour l'instant, la vraie confiance. Bref, la notion de légende, était ici mélangé à une notion de "tromper son monde", qui ne dois pas être les préceptes des créateurs du jeu.
En résumé :
"Devenir le hero de sa propre légende" est un principe fondamentale du Jeu du Tao. Les notions qui l'accompagnent (quêtes, épreuves...) se retrouvent dans les univers médiévaux-fantastiques (livre, BD, Films, Jeux...) que je connais bien de par mes loisirs. J'y ai réfléchi, et c'est vrai, selon moi, que nous sommes tous les héros de nos vies, et que nos souvenirs fabriquent notre légende (notamment en préférant le triomphe des réussites, que les douleurs parfois sans résultats). Et moi, qu'attend-je pour être ou devenir le hero de ma légende? Je tourne et retourne tout ça dans ma tête (j'espère pour dénouer les noeuds qui y sommes). Cette période de ma vie, une prédiction de cartomancienne, et me voici prêt à soulever des montagnes, en progetant de battir ma légende, et, peut-être, tromper mon monde. Et puis, aussi vite que c'était apparue, mon courage, mes certitudes s'envolent. Car franchement, depuis quand je réussirais à être héroïque?... Pourtant, il faut bien que je fasse de mon mieux.
Qu'en pensez-vous? Et vous, vous vous voyez Hero? Votre légende vous est-elle agréable? ou la vivez-vous au moins avec espoir? (J'espère que Oui) Amicalement.
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Bonjour Nico !
J'espère que tu vas bien et je te souhaite une bonne année 2007, qui est celle de toutes les réussites.
C'est très intéressant ton message, et j'ai plein de trucs à dire à son propos.
Tu dis que la vie est dure, tu en parles comme d'un long hiver pluvieux pendant lequel on aurait de temps en temps quelques rayons de soleil.
Je ne suis pas d'accord, et je suis persuadée que si tu t'obstines à le penser, ce sera effectivement comme ça.
La pensée est très forte, elle a des pouvoirs magiques. Magie noire, ou magie blanche, à toi de choisir le bon côté de la force :) Tiens, tu n'as pas parlé des fées dans ton message...
Je n'irais pas jusqu'à dire que la vie est un bel été simplement obscurci de temps en temps par un orage. Quoique j'ai parfois bien tendance à le penser. C'est juste du temps, qui passe, et dont on peut tirer le meilleur à chaque instant.
Tu écris aussi que tu ne te trouves pas héroïque, mais je peux te dire que si la vie est vraiment pour toi le fardeau que tu décris, alors tu me sembles pour le coup héroïque de la supporter...
Il n'y a pas de princesse à délivrer ou à protéger dans tous les contes. Dans le Petit Poucet, par exemple, il s'agit juste de sauver sa peau et celle de ses frères. Sans doute d'ailleurs l'ogre représente-t-il nos démons intérieurs, nos questions sans fin qui si on ne les vainc pas, si on ne leur fait pas égorger leurs filles, prendront le dessus et nous boufferons l'âme.
Dans Peau d'Âne, la princesse se débrouille toute seule pour survirvre, le prince n'arrive qu'à la toute fin, pas comme un sauveur mais plutôt comme un symbole de la reconnaissance finale de sa valeur, après toutes les épreuves qu'elle a traversées.
Le peuple sur lequel doit régner le prince, ne crois-tu pas qu'il s'agit d'un peuple intérieur, toutes les beautés qui sont renfermées en nous et que l'on doit protéger et nourrir pour leur permettre de s'épanouir ? Il s'agit d'être souverain en soi-même, de préserver ou délivrer le beau, le bien et le bon en soi.
En apparence, on est un héros ordinaire, mais dans nôtre âme, on rayonne. Jusqu'à ce que ce rayonnement soit assez fort pour sortir de soi et abreuver le monde extérieur... mais ça c'est en tout dernier.
Regardes-tu Kaamelot ? Je suis complètement fana de cette série bien que je n'ai pas la télé, j'économise pour m'acheter les DVD... Dans un épisode, Arthur s'étone de ce qu'Excalibur cesse de briller quand il la met dans la main du maître d'armes. La dame du Lac lui explique qu'elle ne brille que pour ceux qui ont un destin. Plus tard il passe son épée à Perceval, qui lui semble un pauvre gars, mais elle continue de briller. Je crois que tout est là : il ne faut pas se fier aux apparences : t'as beau sembler convaincu que tu ne peux pas grand chose, si tu arrives à laisser tomber tes doutes et à te laisser porter par la vie (pas se laisser aller, se laisser porter, au gré des opportunités qu'elle met sur le chemin), il se produira de belles choses.
Sur le fait que tu ne te sentes pas compétent, je me suis récemment rendue compte d'un truc : quand on postule à un emploi ou un stage, sauf dans de rares cas, on n'est jamais compétent à 100%. D'ailleurs les embaucheurs le savent, et nous jugent plutôt sur notre motivation, notre volonté d'apprendre et de devenir rapidement compétent. Finalement, postuler à un truc pour lequel on est déjà compétent, c'et s'interdire de progresser, c'est stagner, et peut-être même reculer...
Tout le monde bluffe ! Le tout c'est de ne pas mentir...
L'été dernier j'ai bossé en librairie. J'étais fraîchement diplômée de métiers du livre, donc au maximum de mes compétences théoriques. Mais à chaque nouvelle tâche qu'elle me proposait, la patronne restait une petite demi-heure avec moi pour m'expliquer comment on s'y prenait. Parce que je ne connaissais pas en particulier le logiciel utilisé, plus vieux que celui que nous avions vu en cours, parce que je ne connaissais pas exactement les sensibilités du public de cette librairie-là, etc. Et même cet été, alors que j'avais déjà bossé là, j'ai eu encore de nouvelles choses à apprendre.
Et quand je n'ai plus rien eu à apprendre au poste où j'étais, je me suis ennuyée et j'ai décidé de ne pas recommencer l'été prochain.
Ne pas se lancer dans quelque chose sous prétexte qu'on n'est pas assez compétent est totalement fallacieux. C'est la meilleure façon de ne rien faire. En tout cas c'est ce que je pense.
Ce qui ressort le plus, à mes yeux, de ton message, c'est que tu manques complètement de confiance en toi. Es-tu jamais fier de toi ? Je suis sûre que c'est très rare. Pourtant tu fais des trucs supers.
Il ne s'agit pas d'être complètement narcissique et de s'autocongratuler sans-cesse, mais être fier de quelque chose qu'on a fait, au moins une fois par jour, c'est une petite sucrerie pour l'âme qui n'est pas du luxe.
Une phrase bein sentie, un met culinaire, un dessin, avoir fini un livre, avoir résisté à quelque chose qu'on veut arrêter... n'importe quoi, aussi insignifiant que ce soit. (On en peut pas accomplir de tâches surhumaines tous les jours ! )
Je crois que tu es trop dur avec toi. Aime-toi, trouve-toi des bon côté. C'est peut-être plus facile en t'observant comme si tu étais quelqu'un d'autre : un frère, un copain ; tu seras certainement alors moins dur.
Je sais que c'est facile à dire, beaucoup moins à faire. Je ne veux pas paraître te faire la leçon. Mais si dans ce long commentaire il y a un ou deux trucs qui peuvent t'aider ou te faire tilt, alors je serais contente.
Une dernière chose : je préférais quand tu pensais fermement que ce qu'a vu la cartomancienne allait se réaliser.
Bonne soirée
Bisous
Lili